"C'est tout meuf": la nouvelle série cash sur la sexualité féminine

C'est tout meuf

Belge, drôle et décomplexé, le nouveau podcast de la RTBF est un concentré de petites pépites. Le premier des 10 épisodes est sorti aujourd'hui et on vous le promet, vous allez les enchaîner comme des bonbons acidulés...

Vous avez déjà eu envie d'être une petite souris pour écouter ce que disent les filles, lorsqu'elles parlent de sexe entre copines? C'est précisément le concept de «C'est tout meuf», la nouvelle série audio de la RTBF. Un podcast libre, intelligent et surtout très déculpabilisant. En un mot: jouissif! Le thème du premier épisode? Les plans cul. On vous laisse tout de suite vous faire votre avis et on enchaîne avec un décryptage par Maïwenn Guiziou, auteure et réalisatrice de «C'est tout meuf».

Les objectifs de «C'est tout meuf»?

Maïwenn Guiziou: «'C'est tout meuf' est en fait la version belge d'un podcast français baptisé 'Trucs de meufs'. Les objectifs étaient les mêmes: aborder des sujets comme la masturbation, le porno, la libido, etc sous l'angle féminin. Ce sont des discussions que l'on n'entend pas vraiment dans les médias, on avait envie de les rendre visibles. Il y a encore beaucoup de tabous sur la vie intime des filles... L'idée, c'est aussi de multiplier les points de vue. Il existe plein de femmes différentes qui ont toutes une expérience différente de la sexualité. Notre but, ce n'est pas de donner des conseils mais de dire que tout existe, qu'il n'y a pas une seule bonne façon de faire les choses. Ca a un côté très déculpabilisant, très décomplexant. En entendant le podcast, certaines filles se diront peut-être 'Ouf ça me rassure, je ne suis pas toute seule' (rires).»

L'humour, un élément central de la série?

M.G.: «L'une des idées principales était d'avoir un ton frais, cru et vrai. On s'est dit que ce serait génial d'enregistrer les discussions que l'on a lorsqu'on parle de sexualité entre potes. J'ai des copines qui ont une super répartie et des anecdotes complètement dingues! L'humour, c'est important, ça permet d'aborder ce genre de sujets de façon légère, plus sur la forme que sur le fond. Je pense que ce que rejettent beaucoup de femmes dans le féminisme, c'est le fait de se prendre au sérieux.»

«C'est tout meuf», une série féministe?

M.G.: «Oui, mais ce n'était pas notre objectif premier à la base, on avait simplement envie de parler de trucs de nanas. On avait pensé à réaliser une capsule consacrée au féminisme mais finalement, on s'est rendu compte que les filles abordaient déjà dans tous les épisodes des questions liées au féminisme. 'Comment une femme est censée se comporter?' par exemple, 'Pourquoi la masturbation féminine est parfois vue comme honteuse?', etc.»

La composition du casting?

M.G.: «On a essayé de trouver des filles avec des expériences, des opinions, des préférences sexuelles et des métiers différents. Ce sont des femmes qui viennent de toute la Belgique, on a un panel très large. On n'avait pas envie de se retrouver uniquement avec des nanas bruxelloises, hétérosexuelles et universitaires. Le casting s'est fait grâce au bouche-à-oreille mais on a aussi recruté des filles dans des bars par exemple. Pour trouver des mecs (pour le dernier épisode réservé aux garçons) qui acceptent de parler de sexualité en revanche, ça a été beaucoup plus compliqué!»

Les sujets les plus tabous?

M.G.: «Ca a été plus difficile de trouver des filles qui parlent de porno par exemple. En revanche, sur les poils et les bons coups, la parole se libère plus facilement! Je faisais attention à ce qu'il y ait une nana à l'aise, qui y va franco à chaque épisode et pour lancer la discussion, je racontais mes histoires foireuses personnelles (rires). Le fait qu'il n'y ait que du son, et pas d'image, ça aide aussi.»

La différence avec la version française?

M.G.: «La liberté de parole. Ca m'a surprise, j'ai l'impression que les Françaises sont plus cash que les Belges. Elles utilisent plus souvent des mots comme 'bite', 'chatte', ça les fait rire d'être vulgaires. Mais ce n'est pas vrai pour toutes les filles évidemment et la Belgique est un plus petit pays, certaines ont peut-être eu peur d'être reconnues.»

Rendez-vous vendredi pour le deuxième épisode!

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